Il faut l'admettre : rien ne semble pouvoir stopper l'inévitable augmentation de nos coûts de soins, alors que, dans le même temps, nos ressources financières diminuent. Le vrai problème, selon l'auteur, réside dans ce modèle de pensée réductionniste et matérialiste qui a servi au 19ème siècle de berceau à notre médecine occidentale. Autant il s'est révélé remarquablement utile pour le développement des soins à apporter au corps, autant ce paradigme apparaît futile pour satisfaire les besoins spirituels des humains.
Partant du point de vue que nous ne sommes pas qu'un corps, Philippe Maire est donc d'avis que la réintroduction d'une dimension spirituelle dans les soins est désormais nécessaire. Dans la pratique sanitaire, cela suppose pour lui de : mieux prendre en charge la douleur ; redonner sa place à la mort ; favoriser la pratique de l'art du deuil.
Extraits de la préface de Thierry Janssen : « La santé est dans un impasse. ( ) Ce que nous appelons un système de santé est en fait un système de maladie un système qui est en bonne santé tant qu'il y a des malades à soigner. ( ) Il semble que l'idée de réintroduire une dimension spirituelle dans les soins soit une bonne idée. ( ) C'est même, je pense, le meilleur projet que l'on puisse avoir pour notre médecine ( ) ».
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On a coutume d’entendre que « la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût ». Toutefois, comme toutes les simplifications, ce n’est que partiellement exact : s’il est vrai que la santé est un bienfait à nul autre pareil, ce n’est pas la santé qui coûte cher, mais la maladie et, surtout, les dysfonctionnements du système de soins.
Au terme d’une longue étude démarrée en 2008, le Conseil d’Etat s’apprête à soumettre au Grand Conseil un projet de planification médico-sociale pour les personnes âgées de notre canton.
… mes ennemis, je m’en occupe moi-même. Telle aurait pu - ou dû ? - être la devise de Jean-Paul Jeanneret (JPJ pour les intimes). Ironie du sort : celui qui s’était fait une spécialité managériale de tenir à l’écart tous ceux qui ne partageaient pas son avis - et ils étaient quelques uns - s’est fait mettre au rancart par celle avec laquelle il n’était pas d’accord lui-même. Que le prince de l’ostracisme autocratique se fasse virer par la reine du discours opportuniste a d’ailleurs largement retenu l’attention de la foule des villageois. Et causé un émoi certain dans un service dont les cadres se considéraient souvent comme un état dans l’Etat.
La Loi sur le financement des EMS (LFinEMS) a été adoptée le 28 septembre 2010 par 86 voix contre 2 oppositions. En raison des problèmes qu'elle occasionne, l’ANEDEP (Association Neuchâteloise des Directeurs d’Etablissements médico-sociaux Privés) avait décidé de lancer un référendum contre cette Loi.
Réuni en session le 7 décembre 2010, le Grand Conseil refusait le crédit de 6.3 millions demandé par le Conseil d’Etat pour assainir NOMAD par 66 voix contre 40 - 3/5 des suffrages étant requis pour l’adoption de la demande. Notre organisation cantonale d’aide et de soins à domicile a donc toujours un besoin vital de 3.8 millions pour éponger la dette accumulée depuis 2006 et de 2.5 millions pour un nouveau système informatique de gestion et de planification des soins.
Deux précédents articles publiés dans cette chronique (cf. « NOMAD : sous perfusion, aux soins intensifs » et « NOMAD et informatique : deux mondes conciliables ? ») décrivent la situation épouvantable que connaît cette institution seulement quatre ans après sa création. Si cette situation est bien connue des spécialistes, elle ne l’est pas du grand public. Quant à la classe politique, elle commence tout juste à mesurer l’ampleur du désastre institutionnel et humain qui caractérise cette organisation présentée comme le « pilier central » du système sanitaire neuchâtelois.
La Loi sur le financement des EMS (LFinEMS) a été adoptée le 28 septembre 2010 par 86 voix contre 2 oppositions. En raison des problèmes qu’elle occasionne, l’ANEDEP (Association Neuchâteloise des Directeurs d’Etablissements médico-sociaux Privés) a décidé de lancer un référendum contre cette Loi. L’ANEDEP est consciente de mettre le monde politique - et l’administration - dans l’embarras. Mais le plus embarrassant ne serait-il pas de se retrouver dans quatre ans avec l’obligation d’adopter un plan d’assainissement des EMS, à l’instar de celui que le Grand Conseil doit prochainement débattre pour NOMAD ?
6 septembre 2006, NOMAD (Neuchâtel Organise le Maintien à Domicile) est voté par 72 voix contre 26. Résultant de la fusion des anciennes fondations d’aide et de soins à domicile, cette structure est destinée à devenir la « pierre angulaire », le « pilier central » du système sanitaire neuchâtelois.
NOMAD a certainement un urgent besoin d’être assaini : 

C’est par cette question que se termine la conférence de presse tenue le 21 septembre 2010 par l’ANEDEP (l’Association Neuchâteloise des Directeurs d’Etablissements médico-sociaux Privés). Animée par Philippe Maire, le secrétaire général de l’association, cette conférence de presse avait pour but d’exposer en quoi le projet de LFinEMS (loi sur le financement des EMS) est, selon l’ANEDEP, inacceptable, inapplicable et litigieuse. 
