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Ecrit par Philippe Maire le 15-12-2007 (lu 1206 fois)
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Chaque automne, le magazine Bilan publie un classement établi par l’IDHEAP (Institut des Hautes Etudes en Administration Publique) de la gestion des collectivités publiques. En 2004 et en 2005, le canton de Neuchâtel figurait bon dernier de ce classement qui se base sur huit indicateurs pondérés qui mesurent la santé publique (couverture des charges, degré d’autofinancement, engagements nets supplémentaires, poids de la dette) et la qualité de la gestion financière (maîtrise des dépenses, effort d’investissement, exactitude de la prévision fiscale, intérêt moyen de la dette).
Mais voilà qu’en 2006, le canton de Neuchâtel bondit de la dernière à la 4ème place du classement et premier des cantons romands. Lorsqu’un cycliste, d’une année à l’autre, passe de dernier du peloton à champion des grimpeurs, on s’étonne. Et on procède à quelques analyses complémentaires.
A noter, en particulier, que dans le canton de Neuchâtel, le poids de la dette est très élevé, mais que son influence pondérée est faible sur le classement. De plus, l’étude de l’IDEHAP relève que le canton de Neuchâtel, en période de haute conjoncture, devrait faire mieux que de juste équilibrer ses comptes. Le Conseiller d’Etat Jean Studer confirme d’ailleurs la « fragilité de l’équilibre atteint » et préconise de « profondes réformes structurelles ».
La réflexion mérite d’autant plus d’être approfondie que les économistes de l’IDHEAP (dont les compétences ne sont pas remises en cause) se bornent à faire une analyse économique sans tenir compte des conséquences sur la société de la gestion d’une collectivité publique. Pour compléter l’analyse de la santé économique effectuée par l’IDHEAP, il semble donc nécessaire de se pencher sur la santé sociétale, laquelle décrit la santé d’une certaine société à un moment donné à partir d’indicateurs davantage sociologiques qu’économiques.
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