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Blogs: administration des services sanitaires
Les blogs traitant spécifiquement de l'administration de la santé.

La formation des ASSC ou comment l’Etat crée la pénurie de personnel soignant Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Philippe Maire le 13-08-2010 (lu 220 fois)   
Lettre ouverte aux député(e)s du Grand Conseil 

Madame la Députée,
Monsieur le Député,
Comme vous le savez probablement, les assistant(e)s en soins et en santé communautaire (ASSC) obtiennent un certificat fédéral de capacité (CFC) au terme d’une formation duale (apprentissage) de 3 ans effectuée à l’école Pierre-Coullery de la Chaux-de-Fonds. L’idée directrice à la base de cette formation introduite en 2004 est que l’ASSC « contribue à assurer la qualité requise dans le domaine des soins, des activités de la vie quotidienne, des tâches administratives et logistiques, de la conception du milieu et de l’organisation de vie quotidienne, ainsi que dans les prestations médico-techniques qui lui sont déléguées ». Considérée comme globalement équivalente à l’ancienne formation d’infirmier/-ère assistant(e), cette excellente formation permet aux ASSC d’exercer leur métier dans tous les secteurs de la santé : hôpitaux, EMS ou services de soins à domicile. 
Dans tous les cantons, sauf à Neuchâtel…  
 
Formation professionnelle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 05-03-2009 (lu 1128 fois)   

Message de Madame Anne-Rose Robert, infirmière-cheffe de la Résidence Le Castel, St-Blaise:

C'est avec stupeur que nous avons appris que l'école Pierre Coulery à la Chaux-de-Fonds, dont je ne connais pas le financement, mais je pense qu'il doit y avoir de l'argent publique, forme des jeunes gens en 3 ans. Cet apprentissage permet de porter le titre de " Assistant en soins et santé communautaire" et est soumit à l'ordonnance sur la formation professionnelle avec un CFC (fédéral) à la clef. Ces jeunes gens apprennent les bases de soins techniques ( manipulation de médicaments, injections, pansements, géstion d'équipes, surveillance des signes vitaux, premier secours, et j'en passe) et sont mieux formés que les infirmiés diplômés en ce qui concerne les soins de base.
Néanmoins, nos autorités bienveillantes ont décidé, un bon jour, que ces professionnels ne peuvent pas, comme dans d'autres cantons, faire partie de la dotation des professionnels diplômés. Résultats de la course: nous finançons une école qui forme des jeunes gens pour un métier sans débouchés, donc des chômeurs potentiels. Les homes sont obligés d'engager du personnel moins performant pour leurs besoins, mais bien plus cher alors qu'il manque dans les hôpitaux suisses quelque milliers d'infirmières diplômées. J'apprécie la suite dans les idées de nos politiques auxquels manque franchement la capacité de jugement. Que l'on continue comme ça pour réduire les coûts de la santé, de l'assurance chômage et de nos impôts.......

 
Comment mieux gérer nos établissements de soins? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 21-05-2007 (lu 1876 fois)   
ImageJeudi 26 avril 2007 s’est tenu à Lausanne un séminaire réunissant une centaine de cadres hospitaliers de Suisse romande sur le thème très actuel de : « Comment mieux gérer nos établissements de soins pour améliorer les résultats cliniques ? ». Cette interrogation part de l’hypothèse – émise à partir de l’extrapolation de certaines études menées aux USA, en Grande-Bretagne et en Australie – selon lequel il y aurait entre 1000 et 2000 vies perdues chaque année dans les hôpitaux suisses. Compte tenu du décalage indiscutable entre les moyens investis et des résultats cliniques décevants, le centre de formation Espace Compétences, en collaboration avec Hpartner, a invité des conférenciers très qualifiés pour exposer les expériences qu’ils ont menées aux USA, en Hollande et en Suède. Ces gestionnaires d’institutions sanitaires ont en commun qu’ils ont tous mis en place des systèmes de gestion de la qualité et des risques ayant permis une sensible amélioration des résultats cliniques et une significative baisse des coûts de soins.
 
Swissmedic ou le comble des dérives bureaucratiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 12-03-2007 (lu 1641 fois)   
ImageSwissmedic est l’organe de contrôle des médicaments et des produits thérapeutiques qui est chargé de l’homologation des médicaments. Le 20 octobre 2006, son directeur, Franz Schneller, et quatre autres membres de la direction ont été limogés - pardon, s’agissant de hauts fonctionnaires, ils ont été « remerciés » - suite aux critiques adressées à Swissmedic tant par les responsables politiques que par les professionnels de la santé sur sa pratique restrictive en matière d’homologation des médicaments. Il faut préciser que les activités de Swissmedic sont financées… l’industrie pharmaceutique, sur la base des informations fournies par… l’industrie pharmaceutique.
 
Pour se faire entendre, une pétition est parfois nécessaire. Mais est-ce toujours suffisant ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Philippe Maire le 07-12-2006 (lu 1469 fois)   
ImageDes pétitions et autre motions populaires sont en train de se multiplier pour dire l’inquiétude, quand ce n’est pas la colère, ressentie à l’encontre du plan d’action de l’Hôpital neuchâtelois. On peut sans danger présupposer que parmi les pétitionnaires d’aujourd’hui se trouvent des élus politiques et de nombreux citoyens qui, en juillet 2005, ont soutenus et plébiscité la loi sur l’EHM. Plutôt que de reconnaître qu’ils se sont trompés, certains accusent même les autorités de les avoir leurrés.

D’un point de vue systémique, leur erreur a été de croire que ce qu’ils considéraient comme un système en soi (leur site hospitalier régional) aurait une meilleure garantie de pérennité en devenant une partie d’un système plus vaste (l’Hôpital neuchâtelois) régi par une loi, que l’on peut aisément contourner, voire modifier. Ils ont aussi eu la candeur de ne pas reconnaître que les autorités étaient en train de démanteler le système sanitaire cantonal au motif qu’il importait d’assainir les finances cantonales. En d’autres termes, leur méprise a été de considérer que la pérennité de leur structure hospitalière passait par une « cantonalisation » - un élégant néologisme qu’on doit à notre chef du service de la santé publique - synonyme d’étatisation cantonale passant par une concentration des services à l’Hôpital de Neuchâtel.

 
Des nouvelles du front Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 12-10-2006 (lu 1694 fois)   
ImageLes diverses mesures déjà annoncées, et celles qui ne devraient pas tarder, présentent un dénominateur commun : elles seront à la charge du contribuable / assuré. Ainsi, le budget 2007, qui n’a pas encore été formellement adopté, prévoit 8.7 millions de recettes supplémentaires grâce aux retombées du projet Récolte. C’est rassurant de savoir qu’on peut toujours compter sur la fonction publique pour augmenter les charges de la population. Pour remercier les fonctionnaires, il leur sera donc proposé de prendre une retraite anticipée, aux frais des contribuables. Avec NOMAD, on avait la charrue avant les bœufs, et la promesse de disposer d’un charretier ; maintenant, on a la garantie que les bœufs, c’est nous. 
 
L’administration : le règne d’Iznogoud !? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 13-06-2006 (lu 1795 fois)   
ImageDans le canton de Neuchâtel, nous semblons avoir une fascination pour le chiffre « quatre » : quatrième indice fiscal le plus élevé de Suisse, quatrième canton le plus endetté par habitant, et, cerise sur la forêt noire, quatrième canton pour les coûts de soins les plus élevés de Suisse. Et nous n’avons pas encore perdu tout espoir de parvenir un jour prochain à grimper sur l’un ou l’autre de ces pitoyables podiums…
Après des années de tergiversations - et de déficits accumulés - le gouvernement, dans sa grande sagesse, est enfin parvenu à la conclusion (que tout le monde connaissait déjà) que la cause de la piteuse situation dans laquelle se trouvent les finances publiques était « structurelle », c’est-à-dire qu’elle provenait d’un système administratif surdimensionné par rapport aux besoins, et surtout par rapport aux moyens disponibles.
Tout ce qui précède explique que nous assistions aujourd’hui, dans un climat délétère, à une générale restructuration de l’administration. Générale ? Enfin, presque générale : paradoxalement et comme on le verra ci-après, d’inexplicables tabous subsistent au pays du « il n’y aura pas de tabou ! ».