| Agissons ensemble, avec confiance. Mais pas trop vite et pas avec n’importe qui… |
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| Ecrit par Philippe Maire le 14-02-2009 (lu 1035 fois) | |
Dans l’espoir d’être reconduit à la fonction qu’il occupe tant bien que mal depuis quatre ans, Roland Debély est occupé à se présenter orbi et urbi comme un grand rassembleur et un scrupuleux démocrate. On peut lire dans le Libertés Neuchâteloises du 16 janvier 2009, que « La poursuite des réformes est nécessaire, la méthode devra être adaptée (ce qui présuppose qu’elle était quelque peu inadaptée auparavant…). L’objectif et les mesures devront résulter d’un consensus entre les partenaires concernés. C’est ensemble que nous ferons avancer le canton ». ![]() Le propos est tellement intégrateur qu’on en aurait presque la larme à l’œil : on serait tenté de le qualifier de gaullien, s’il ne prêtait pas tant à sourire. Ou à grimacer. Hélas, il y a en effet un gouffre abyssal de l’image fabriquée de toute pièce par l’agence de communication en charge de sa campagne, d’une part, et la réalité des dossiers qui lui incombent, d’autre part. Tout récemment, un projet de loi sur l’accueil des enfants a provoqué un véritable tollé de la part des communes, des partis politiques et des milieux consultés… pendant les vacances scolaires de l’été 2008 (cf. article de Virginie Giroud paru dans l’Express et l’Impartial du 31.01.2009). Au point que Roland Debély se voit contraint de revoir sa copie en travaillant davantage avec les communes, l’économie et les structures d’accueil. Mea culpa. Roland Debély possède effectivement l’exceptionnelle capacité de faire l’unanimité contre lui : 52 organismes sur 92 demandent le renvoi du rapport - qualifié de flou, de compliqué et ne garantissant nullement la création des 2500 places nécessaires - à un groupe de travail… composé des milieux concernés. Quant à Roland Debély, il prend ces critiques « comme la possibilité de mettre en place un processus participatif qui enrichira le projet initial ». Est-ce à dire que le processus initialement mis en place n’était pas « participatif » ?! Dans le domaine sanitaire - que Roland Debély semble aussi peu à même de gérer que celui de l’accueil de la petite enfance - il est notoire que c’est l’administration (service de la santé publique, direction générale de l’Hôpital neuchâtelois) qui est en charge d’une réforme qui fait l’unanimité contre elle. Les projets sont menés dans le secret et les personnes - et les organismes - qui expriment des opinions discordantes sont exclus du processus « participatif »… avec le soutien de Roland Debély. Le processus d’inspection des homes est aussi dysfonctionnel qu’il est coûteux ? Roland Debély n’y trouve rien à redire. L’association ANEDEP est exclue par le chef du service de la santé publique des groupes de travail ? Roland Debély apporte son soutien actif à la politique d’apartheid administratif de Jean-Paul Jeanneret. Le service de la santé publique - qui se comporte comme un état dans l’Etat - est bientôt le seul service de l’état dont le fonctionnement (ou les dysfonctionnements) n’a pas fait l’objet d’un audit ? Roland Debély manifeste la plus grave des incompétences qui consiste, pour un chef, à couvrir les incompétences de ses collaborateurs. L’hôpital de la Providence fait l’objet d’une tentative larvée de démantèlement de la part de la direction générale de l’Hôpital neuchâtelois ? Probablement que Roland Debély n’est pas au courant. A moins qu’il ne soit complice. Roland Debély exprime ailleurs la nécessité de « définir ensemble, de façon concertée, une vision du canton de demain, une vision du rôle de l’Etat et de l’organisation de nos institutions, puis de définir une stratégie de mise en œuvre » (cf. édition de Libertés Neuchâteloises du 16 janvier 2009). De façon concertée, certes. Mais avec ou sans Roland Debély ?!
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