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Formation professionnelle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Webmaster le 05-03-2009 (lu 1129 fois)   

Message de Madame Anne-Rose Robert, infirmière-cheffe de la Résidence Le Castel, St-Blaise:

C'est avec stupeur que nous avons appris que l'école Pierre Coulery à la Chaux-de-Fonds, dont je ne connais pas le financement, mais je pense qu'il doit y avoir de l'argent publique, forme des jeunes gens en 3 ans. Cet apprentissage permet de porter le titre de " Assistant en soins et santé communautaire" et est soumit à l'ordonnance sur la formation professionnelle avec un CFC (fédéral) à la clef. Ces jeunes gens apprennent les bases de soins techniques ( manipulation de médicaments, injections, pansements, géstion d'équipes, surveillance des signes vitaux, premier secours, et j'en passe) et sont mieux formés que les infirmiés diplômés en ce qui concerne les soins de base.
Néanmoins, nos autorités bienveillantes ont décidé, un bon jour, que ces professionnels ne peuvent pas, comme dans d'autres cantons, faire partie de la dotation des professionnels diplômés. Résultats de la course: nous finançons une école qui forme des jeunes gens pour un métier sans débouchés, donc des chômeurs potentiels. Les homes sont obligés d'engager du personnel moins performant pour leurs besoins, mais bien plus cher alors qu'il manque dans les hôpitaux suisses quelque milliers d'infirmières diplômées. J'apprécie la suite dans les idées de nos politiques auxquels manque franchement la capacité de jugement. Que l'on continue comme ça pour réduire les coûts de la santé, de l'assurance chômage et de nos impôts.......

Commentaires (2) >> feed
Mais que fait la police?!
Ecrit par Philippe Maire, mars 05, 2009

Le problème ne se situe pas tant, me semble-t-il, au niveau de la formation de ces professionnels, mais bien, comme vous le mentionnez d'ailleurs, au plan de la reconnaissance de leur formation par les autorités sanitaires. Il faut aussi reconnaître que la place de ces nouveaux diplômés ASSC pose un problème aux institutions de soins: ils ne sont pas tout-à-fait des infirmiers et ne sont plus des aides-soignants. Dès lors, la question se pose effectivement de savoir quelle place ils vont occuper dans les organigrammes des institutions de soins, une question que le service de la santé publique ne semble pas s'être posée dans l'état actuel des choses et qui n'est pas sans incidence sur la capacité des homes de satisfaire aux exigences administratives concernant leurs dotations.
Au-delà de cette considération pragmatique et opérationnelle, on peut déplorer l'absence totale de la part des autorités sanitaires de réflexion quant à l'évolution démographique. Des études récentes émanant de l'Office fédéral de la statistique et de l'Observatoire suisse de la santé (tout deux situés à Neuchâtel...) indiquent que les soins de longue durée - homes et services d'aide et de soins à domicile - vont énormément augmenter dans les prochaines années (on parle de doublement des besoins - et des coûts - d'ici 2030). La seule réponse de Jean-Paul Jeanneret, chef du service de la santé publique et ancien collaborateur de l'OFS, est de décréter un moratoire sur l'ouverture de nouveaux homes. Mais si l'anticipation des problèmes était une caractéristique de nos autorités sanitaires, cela se saurait. Et cela pourrait peut-être avoir une incidence sur le montant de nos impôts et nos primes d'assurance maladie...
Merci d'avoir levé ce lièvre.


Enfin !!!
Ecrit par Clément Schaer directeur du Home Vert-Bois, mars 05, 2009

Un grand merci pour cette analyse pertinente et percutante.

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