| Initiative sur la présence politique dans l’HNe : pas assez de politique ou trop d’administration? |
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| Ecrit par Webmaster le 24-08-2009 (lu 1413 fois) | |
Déposée le 30 septembre 2008, l’initiative communale des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds demandait un changement fondamental de la loi sur l’EHM. Elle doit être débattue au Grand Conseil dans les prochains jours. Déplorant « l’esprit même de l’institution que représente Hôpital neuchâtelois (HNe) ainsi que des responsabilités qui devraient être les siennes », les initiants dénoncent l’absence de politique de formation (moins de 10 apprentis engagés sur l’ensemble des sites !) et le culte du secret où « certains cadres d’expérience se plaignent d’avoir été exclus des processus de réflexion, et dans lesquels les licenciements semblent intervenir de manière soudaine sans aucun plan social à l’appui ». Dans ce qui ressemble à un cafouillage général, les initiants souhaitent savoir « qui pilote tout cela et qui prend la responsabilité des conséquences de ces décisions. Or le problème vient justement de là : la structure actuelle permet un renvoi systématique des responsabilités entre le Conseil d’Etat, plus précisément le département de la santé, qui n’a pas les compétences opérationnelles pour diriger HNe, et les organes directeurs qui agissent sur la base des objectifs financiers qui leur ont été demandés, mais qui par ailleurs n’ont que faire des lignes directrices qui ont été posées au départ par les autorités politiques ». (source : www.lessocios.ch). Cette initiative communale - qui pose des questions pertinentes - demande que le politique se réapproprie la gestion du système hospitalier au moyen d’un Conseil d’Etat définissant les missions, d’un Grand Conseil approuvant les objectifs stratégiques et d’un conseil d’administration présidé par un membre du Conseil d’Etat. Sur le fond, cette initiative est bienvenue, car elle pourrait marquer le retour du politique aux affaires : la santé est un problème politique. Il importe toutefois de garder à l’esprit que : 1. la gabegie actuelle résulte de la démission d’une classe politique dépassée par la complexité des problèmes sanitaires et qui se rend compte aujourd’hui qu’elle a abdiqué son leadership ; 2. cette situation profite essentiellement à l’administration (service de la santé publique et direction générale de HNe – qui s’entendent comme larrons en foire) : les machinistes se sont confortablement installés à la barre d’un navire privé de cartes marines et de boussole. La situation n’est en effet pas tragique pour tout le monde : pendant que la classe politique se chamaille sur la manière de se réapproprier à juste titre ce dont elle s’est laissé déposséder, l’administration continue de jouer impunément les caïds. Le politique ne reprendra pas sa place tant qu’il n’aura pas assumé son rôle de gendarme. A quand, par exemple, un audit du fonctionnement du service de la santé publique, histoire de rappeler à son chef que servir l’Etat n’autorise pas le déni de démocratie ?! D’un autre côté, si le politique doit être responsable des options stratégiques et de leur contrôle, il est également temps de laisser les professionnels de la santé jouer leur rôle. Comment cela serait-il possible quand, sur les sept membres du conseil d’administration de HNe, il n’y en a que deux qui soient de véritables spécialistes de la gestion hospitalière ?! Et comment le politique pourrait-il se réapproprier son leadership quand la Conseillère d’Etat en charge de la santé affirme que tout va bien et qu’il ne faut rien changer ?! |
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