Les hôpitaux

Cat.: Les hôpitaux

imageLe moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas le feu au lac.
A son entrée en fonction en juin 2009, la Conseillère d’Etat Gisèle Ory se disait satisfaite des efforts entrepris par HNe pour maîtriser les dépenses hospitalières et réitérait sa pleine confiance à ses organes dirigeants, déclarant ne rien vouloir changer. Le 18 mars 2010, le Conseil d’Etat nomme pourtant un nouveau Conseil d’administration (CdA) modifié intégralement à l’exception d’une seule personne, de manière à « rétablir un dialogue constructif ». Un mois plus tard, le 19 avril 2010, c’est le directeur général de HNe, Pascal Rubin, qui démissionne en raison de divergences de vue avec Gisèle Ory.  
Entretemps, le 24 octobre 2009 se sont tenus les Etats semi-généraux de la santé qui auraient dû faire l’objet d’un rapport que l’on attend toujours. De même qu’il aura fallu patienter quelque neuf mois pour qu’un CdA de HNe soit formellement désigné. Une période ponctuée par des démissions et des licenciements de médecins d’HNe et une campagne de dénigrement à l’encontre de l’ancien président du CdA, Jean-Pierre Authier. Dans l’intervalle, toujours, un groupe de pilotage politique qui est en train de mener une réflexion pour trouver des solutions au problème de la planification hospitalière devrait présenter un rapport sur lequel le Grand Conseil pourrait se prononcer à l’automne déjà...
Mais que laissent présager ces modifications aux niveaux de contrôle et opérationnel du système sanitaire?  
imageFaut-il dégommer Jean-Pierre Authier ou le maintenir à son poste de président du conseil d’administration (CdA) d’HNe ? Telle est la question qui anime tous les saloons du canton de Neuchâtel et qui semble diviser certains marshals qui seraient bien avisés ou peu enclins - c’est selon - de se servir de leurs six-coups.
Mais que reproche-t-on exactement à l’honorable président du CdA de notre formidaaaable dispositif hospitalier ? D’avoir manqué de loyauté à l’égard des inexistantes orientations stratégiques du Conseil d’Etat ? D’avoir tenu d’imprudents propos de nature politique, alors qu’il est avant tout attendu de lui qu’il fasse montre d’une exemplaire « sensibilité politique » dans un domaine gangréné par la politique politicienne ? D’être une super Nanny qui aggrave systématiquement son cas par ses défenses maladroitement offensantes à l’encontre des crétins qui osent critiquer son bébé ? De privilégier les éleveurs de moutons au détriment des cowboys ? D’être resté sourd aux conseils de Nadine de Rothschild et de s’être mouché dans les rideaux de Gisèle Ory ? De refuser de mettre davantage de crème dans les mille-feuilles du Val-de-Travers ? D’être comme Sœur Anne et de ne jamais rien voir venir ?
Nul ne sait exactement. Et, au fond, qu’importe ?! Depuis le temps que l’on barbotte dans l’eau toujours plus boueuse de notre restructuration hospitalière, peut-être pourrait-on saisir l’opportunité des récents événements pour se poser enfin les bonnes questions. 
imageDans sa conférence de presse du 10 septembre 2008, les organes dirigeants de l’HNe justifient leur action - et par là même l’existence de l’HNe - par le fait « qu’entre 2005 et 2008 les charges ont été maîtrisées ». De fait, les charges nettes totales de l’HNe sont passées, entre 2005 et 2008 (budget), de 307.4 mio à 312.9 moi, ce qui représente une évolution annuelle moyenne de 0.7% (augmentation globale de 1.8%). Ceci constitue une performance tout-à-fait honorable quand on sait que les charges, dans d’autres cantons comme le Valais ou Fribourg, ont connus une hausse globale de 8 à 10%. De surcroît, cette hausse légère s’est produite alors que l’HNe a dû absorber les effets financiers de l’application de la CCT santé 21 estimés à quelque 10 millions de francs.
Mais depuis quand la bonne santé économique d’une entreprise est-elle mesurée sur la seule base d’une maîtrise des charges ? Et, si l’on veut se comparer avec la concurrence, pourquoi ne pas mentionner que, dans le même temps, les charges de l’hôpital de la Providence n’ont pas augmenté, mais ont globalement diminué de 7.4% ?!
imageLe 18 janvier 2008, après de longues réflexions, le Conseil d’Etat prend la décision politique - et néanmoins dépourvue de vision stratégique - de transférer la Haute Ecole ARC en ville de Neuchâtel. En compensation, La Chaux-de-Fonds accueillera l’unité mère-enfant… en 2015. Ce délai est nécessaire pour rénover un hôpital de La Chaux-de-Fonds dont la vétusté lui vaut, selon l’étude publiée sur www.comparis.ch, de présenter un taux d’infections nosocomiales de 15%, soit le double de celui de la moyenne suisse (7%)… En aparté, il s’agit-là du plus mauvais score de Suisse.  
D’ici 2015 - solution définitivement provisoire ? - c’est à l’Hôpital Pourtalès qu’échoit la tâche de fournir les prestations de gynécologie, obstétrique, pédiatrie et néonatalogie. Quelle probabilité les Chaux-de-Fonniers ont-ils en effet d’accueillir l’unité mère-enfant, dès lors qu’un Conseil d’Etat peut modifier son appréciation en une semaine, comme on l’a constaté s’agissant du sort réservé à la policlinique et au SMUR de l’hôpital de Couvet ? Les Montagnes neuchâteloises peuvent-elles être assurées de l’implantation de l’unité mère-enfant alors qu’elles viennent tout juste d’être privées de la garde du soir de la policlinique de pédiatrie ? Sans compter que d’ici 2015, il y en aura de l’eau qui aura coulé sous les ponts de la Thielle… L’incohérence manifeste du Conseil d’Etat explique probablement que la nouvelle n’ait pas - ou pas encore - engendré de réactions particulières dans la population du bas du canton.
Toutefois, au-delà du manque de pertinence de cette décision « destinée à renforcer l’unité cantonale » et qualifiée de « symbolique » par le Conseil d’Etat, la véritable question qui se pose concerne l’utilité de la structure « Hôpital neuchâtelois ».
 
imageEn réponse à une interpellation du député Philippe Gnaegi, le Conseiller d’Etat Roland Debély a affirmé que le délai d’attente au service des urgences de l’Hôpital Pourtalès était comparable à celui d’autres hôpitaux, d’après les mesures effectuées depuis 2005 par l’Hôpital neuchâtelois.
En d’autres termes et appliqué à un état totalitaire, ce serait comme d’affirmer que la situation n’est pas si grave puisque la corruption et les violations des droits de l’homme ne sont pas pires qu’ailleurs… Malheureusement, l’audace du raisonnement ne parvient pas à faire oublier qu’il repose sur quelques omissions.
imageL’enquête de satisfaction des patients réalisée par comparis.ch n’en finit pas de faire des vagues surtout lorsque le palmarès est peu flatteur. De (trop ?) nombreux hôpitaux arborent une attitude défensive, alors qu’ils devraient se réjouir de disposer de données leur permettant de nourrir leur processus d’amélioration continue, pour peu qu’ils en possèdent un. Ou alors, comme dans le canton de Neuchâtel, on préfère ne pas aborder le problème dans l’espoir naïf que la situation va s’améliorer d’elle-même.
Mais la palme d’or de la réaction inadéquate revient incontestablement à l’association faîtière des hôpitaux H+. Nous apprenons en effet que H+ a l’intention de donner une réponse indirecte en proposant un nouveau label de qualité - nous ne savions pas qu’il en existait un ancien… - qui permettra de comparer les hôpitaux sur la base de critères objectifs… d’ici à 2010.
Cette réaction est à ce point significative et symptomatique de la position du monde hospitalier face aux systèmes qualité qu’elle mérite quelques commentaires.
imageIl a fallu la démission de six pédiatres - y compris celle du chef du service cantonal de pédiatrie, le docteur Bernard Laubscher - pour que l’on reparle de la création d’une unité cantonale mère-enfant. En proposant de concentrer sur un seul site les activités gynécologiques et pédiatriques liées à la mère et à l’enfant, l’Hôpital neuchâtelois exprime un avis somme toute assez logique et qui correspond aux attentes des professionnels. Avec deux mois d’avance sur le calendrier imparti.
Toutefois, rien n’est décidé quant au lieu de son implantation. Du côté de Landeyeux, on a appris à être diligent tout en évitant d’être suicidaire !
A juste titre : la santé est un problème politique et il appartient donc aux politiques de prendre les décisions. En ne se prononçant pas sur le lieu du site, l’Hôpital neuchâtelois a raison de refiler le bébé et l’eau du bain au Conseil d’Etat.
imageComparis.ch (site en lien) vient de publier la première enquête de satisfaction portant sur près de 5800 patients hospitalisés dans 53 hôpitaux de Suisse. Le taux de satisfaction moyen suisse étant de 76%. Bravo et merci à comparis.ch d’avoir procédé à une évaluation que de trop nombreux hôpitaux rechignent à faire eux-mêmes !!! Ceux-ci feraient d’ailleurs bien d’en prendre de la graine, car cet exercice est destiné à être suivi de nouvelles enquêtes qui devraient s’étendre à d’autres hôpitaux.
Selon comparis.ch, « il en ressort que les personnes interrogées habitant la Romandie  sont significativement plus insatisfaites de leur hospitalisation (taux de 71% en moyenne) que celles habitant les autres régions de Suisse (taux de 77% en Suisse alémanique et de 83% en suisse italienne). De même, les patients des hôpitaux de petite taille sont plus contents que  ceux des grands hôpitaux. ». En outre, « les femmes et les seniors sont davantage satisfaits », peut-être parce qu’ils sont moins exigeants que les hommes et les jeunes. Il est également à noter que les personnes interrogées qui ont une formation supérieure sont également moins satisfaites.
De nombreux témoignages laissaient supposer que la qualité des soins était compromise dans notre canton ; l’enquête de comparis.ch semble le confirmer.
imageUn imposteur s'est fait passer pour un spécialiste en neurologie dans un hôpital neuchâtelois...
imageNous avons déjà eu l’occasion d’exprimer des réserves au sujet du plan d’actions de l’Hôpital neuchâtelois en émettant l’hypothèse qu’une gestion de projets calamiteuse, associée à une communication institutionnelle arrogante allaient porter atteinte à la qualité des soins et à aux conditions de travail des soignants. L’histoire nous donne malheureusement raison.
Nous avons également exprimé l’avis qu’une mauvaise connaissance des principes de la théorie systémique aurait comme effet d’augmenter l’entropie du système sanitaire, c’est-à-dire que les dispositions prises favoriseraient l’accroissement naturel du désordre. L’histoire nous donne malheureusement une nouvelle fois raison.
imageEmue de l’accueil torride que quelque 22'000 pétitionnaires ont réservé à son plan d’action pour la réorganisation hospitalière de notre canton, la direction générale de l’Hôpital neuchâtelois souhaite commencer la nouvelle année avec ce communiqué qu’elle nous prie de publier ci-dessous : 

La direction générale de l’Hôpital neuchâtelois est soucieuse de l’avis des citoyens.
Seuls quelques naïfs peuvent encore croire que
Nous ne luttons pas pour un système sanitaire de qualité.
Parce qu’il y a une chose absolument certaine pour nous :
Notre but fondamental est de garantir un accès aux soins pour tous.
Nous démontrerons en 2007 que c’est un grand leurre de croire que
Nous ne sommes pas à l’écoute attentive des besoins de la population.
Nous vous assurons, sans l’ombre d’un doute, que
La circulation de l’information est la préoccupation principale de notre mandat.
Même s’il y a encore des gens assez candides pour s’imaginer que
Nous allons courageusement mener nos nécessaires réformes
Sans large consultation de toutes les parties concernées.
Nous ferons tout pour appliquer notre plan d’action.
Vous devez savoir que malheureusement
Le licenciement d’un nombre élevé de collaborateurs est inévitable.
Nous avons à cœur d’atteindre nos objectifs, même si
E
lle demande une redéfinition des missions de tous les hôpitaux.
Nous assumerons fièrement notre tâche car
Nous savons que vous nous soutiendrez et que vous saurez comprendre que
Nous sommes mandatés par notre gouvernement pour réduire le déficit cantonal. 

Toutefois, comme les autorités cantonales font de leur mieux pour agir à l’inverse du bon sens, qui voudrait que l’on définisse la politique sanitaire cantonale avant de restructurer le système de soins, ou que l’on recourt à de larges consultations avant de prendre des décisions asociales et hâtives, nous invitons le lecteur à relire le texte de bas en haut, en commençant par la dernière phrase :
 
Nous sommes mandatés par notre gouvernement pour réduire le déficit cantonal.
Nous savons que nous soutiendrez et que vous saurez comprendre que
imageOn a l’habitude de dire que « Le travail, c’est la santé. ». Rien n’est moins sûr ! Si une occupation utile contribue à donner un sens à l’existence, il est indéniable que le monde du travail porte gravement atteinte à la santé. Le syndrome de l’épuisement professionnel - plus communément appelé burn-out - est responsable d’intenses souffrances pour les individus et coûte des milliards à la société. Aux coûts de soins (médicaments, traitements somatiques et psychothérapeutiques) s’ajoutent le coût social (suicides, pertes d’emploi, prises en charge sociale, violence conjugale, divorce, drogue) de toutes ces personnes qui sont toujours plus nombreuses – et toujours plus jeunes – à ne plus pouvoir trouver une place sur « le marché du travail ».
imageLe Conseil d’Etat vient de lancer une campagne urbi et orbi de consultation sur le plan d’actions que la direction générale de l’Hôpital neuchâtelois (HNe) lui a remis. Ce plan d’actions a été établi en conformité avec la décision du Conseil d’Etat d’économiser quelque 26 millions de francs au cours de la présente législature. Héritage de l’ère de Madame D., notre infrastructure hospitalière est trop coûteuse et chacun le sait. L’analyse effectuée par la direction de l’HNe confirme le surcoût par le fait que nous avons trop de lits A (soins aigus), et que « les conditions de rémunération et les prestations sociales des collaborateurs et collaboratrices sont relativement favorable en comparaison inter-cantonale » (sic !).
Suite à cette analyse, la direction de l’HNe propose trois variantes qualifiées de minimale, d’intermédiaire et de maximale. Il ressort que seule la variante maximale permet d’atteindre l’objectif fixé par le Conseil d’Etat ; elle entraînerait la fermeture d’un site hospitalier (Couvet ?) et le licenciement de 150 personnes, au minimum.
La consultation du Conseil d’Etat est donc à considérer comme une invitation prononcer sur la faisabilité politique d’un projet économique : la question pour le Conseil d’Etat n’est pas tant de savoir si la cible financière a une chance d’être atteinte que d’identifier laquelle des variantes présentées réunira le moins d’oppositions politiques et sociales. A moins que l’on ne soit en train d’essayer de convaincre la ménagère qu’elle serait bien inspirée d’acheter des carottes au marché, alors même que les carottes sont déjà cuites et prêtes à être servies.
De surcroît, le plan d’actions de l’HNe suscite quelques remarques.
image A l’origine, le projet d’Etablissement Hospitalier Multisite EHM, tel qu’il a été soumis au Grand Conseil en 2004 était bizarrement ficelé : aucune alternative n’était présentée (comme, par exemple, les organisations hospitalières en réseau dans les cantons du Jura ou du Valais) et la structure cantonale hospitalière qui a servi de modèle était celle du Tessin. A croire que les consultants qui ont travaillé sur le projet EHM ne parlaient que l’italien, ou alors qu’ils avaient contribué à mettre en place l’organisation hospitalière tessinoise… Quoi qu’il en soit, deux ans, plus tard, nous apprenons avec intérêt que le canton du Tessin vient de ravir à celui de Neuchâtel le rang de quatrième canton le plus cher de Suisse en coûts de soins. 
En 2005, la loi sur l’EHM – devenu depuis l’Hôpital neuchâtelois – a été adoptée, puis plébiscitée parce que cette structure était sensée avoir un impact positif sur les coûts et sur la qualité des soins. En outre, elle présentait l’avantage politique non négligeable aux yeux de beaucoup d’ancrer le maintien des sites hospitaliers existants dans une loi. Mais est-ce vraiment le cas, ou nous a-t-on simplement jeté de la poudre aux yeux ?!  
imageUn projet est actuellement en phase d’adoption concernant les personnes âgées encore hospitalisées, alors qu’elles n’ont plus besoin de soins aigus et qu’elles sont en attente d’une place disponible dans un home.
Ce projet prévoit qu’à l’avenir les assureurs verseront en tout et pour tout Frs 70.-- pour couvrir les frais de soins (un montant équivalant à ce qu’ils paient en moyenne dans un home), que Frs 130.-- seront à la charge de la personne ou de sa famille, et que le reste de la facture de soins sera supporté par l’hôpital, c’est-à-dire par la collectivité publique…
Pour être opérationnel, il ne manque plus à ce projet qu’une procédure interne en voie d’élaboration dans les hôpitaux pour déterminer, par décision médicale, à quel moment du séjour hospitalier ce système de facturation pourra entrer en vigueur.
Les grands vainqueurs de cette « réforme » sont naturellement les assureurs ; les grands perdants, comme d’habitude, les assurés neuchâtelois. Soit, mais alors où est le scoop ?
imageNous reproduisons ci-dessous l’article que M. Philippe Maire, directeur de la Résidence Bellerive pour personnes âgées et expert fédéral en gestion hospitalière, avait fait paraître dans le courrier des lecteurs de l’Express du 1er novembre 2004 sous le titre « EHM – quelques réserves ».
Au milieu de l’euphorie et de l’autosatisfaction générales occasionnées par la constitution de l’EHM (Etablissement hospitalier multisite) neuchâtelois, il pourrait paraître risqué de faire preuve de retenue. Les enjeux sont pourtant tels qu’ils justifient l’émission de quelques réserves.
imageM. Philippe Maire complétait son propos par d’autres réserves contenue dans l’article « A quels besoins l’EHM est-il supposé répondre ? » paru dans le courrier des lecteurs du Courrier Neuchâtelois du 1er décembre 2004. Il est à noter que la question reste d’actualité, en même temps que son dernier paragraphe se révèle prémonitoire…
« Si, sur le plan politique, cette nouvelle entité garantit effectivement l’existence de tous les sites actuels au nom de l’équilibre entre régions, on peut toutefois fortement douter de sa capacité à avoir un impact positif sur les coûts et sur la qualité des soins.
imageUne solution n’est efficace que dans la mesure où elle contribue à résoudre un problème donné. Tout dépend donc de la lecture qui est faite du problème. Aussi, en sa qualité de solution, il serait utile de réexaminer à quel problème l’EHM était sensé apporter une réponse.