Mercredi, 21 Avril 2010 10:27
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas le feu au lac.A son entrée en fonction en juin 2009, la Conseillère d’Etat Gisèle Ory se disait satisfaite des efforts entrepris par HNe pour maîtriser les dépenses hospitalières et réitérait sa pleine confiance à ses organes dirigeants, déclarant ne rien vouloir changer. Le 18 mars 2010, le Conseil d’Etat nomme pourtant un nouveau Conseil d’administration (CdA) modifié intégralement à l’exception d’une seule personne, de manière à « rétablir un dialogue constructif ». Un mois plus tard, le 19 avril 2010, c’est le directeur général de HNe, Pascal Rubin, qui démissionne en raison de divergences de vue avec Gisèle Ory.
Entretemps, le 24 octobre 2009 se sont tenus les Etats semi-généraux de la santé qui auraient dû faire l’objet d’un rapport que l’on attend toujours. De même qu’il aura fallu patienter quelque neuf mois pour qu’un CdA de HNe soit formellement désigné. Une période ponctuée par des démissions et des licenciements de médecins d’HNe et une campagne de dénigrement à l’encontre de l’ancien président du CdA, Jean-Pierre Authier. Dans l’intervalle, toujours, un groupe de pilotage politique qui est en train de mener une réflexion pour trouver des solutions au problème de la planification hospitalière devrait présenter un rapport sur lequel le Grand Conseil pourrait se prononcer à l’automne déjà...
Mais que laissent présager ces modifications aux niveaux de contrôle et opérationnel du système sanitaire?
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Nous reproduisons ci-dessous l’article que M. Philippe Maire, directeur de la Résidence Bellerive pour personnes âgées et expert fédéral en gestion hospitalière, avait fait paraître dans le courrier des lecteurs de l’Express du 1er novembre 2004 sous le titre « EHM – quelques réserves ».
M. Philippe Maire complétait son propos par d’autres réserves contenue dans l’article « A quels besoins l’EHM est-il supposé répondre ? » paru dans le courrier des lecteurs du Courrier Neuchâtelois du 1er décembre 2004. Il est à noter que la question reste d’actualité, en même temps que son dernier paragraphe se révèle prémonitoire…
Une solution n’est efficace que dans la mesure où elle contribue à résoudre un problème donné. Tout dépend donc de la lecture qui est faite du problème. Aussi, en sa qualité de solution, il serait utile de réexaminer à quel problème l’EHM était sensé apporter une réponse.